Le Stress

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Définition : vient de l’anglais « distress » (affliction). Réaction d’adaptation de l’organisme à des agents agresseurs physiques ou psychologiques, les stresseurs.
Le stress maladie du siècle ? Pas sûr, il existait déjà pendant la Préhistoire. Réaction du cerveau qui libère des hormones, permettant une libéralisation intense de l’énergie et une augmentation de la force musculaire, toute créature vivante est capable de le ressentir, choisissant entre deux options : le combat ou la fuite.

Mécanismes biologiques

Le système neurovégétatif gère les fonctions vitales de l’organisme et assure le fonctionnement des fonctions vitales de base (respiration, digestion, circulation, excrétion). Pour ce faire, il utilise 2 systèmes agissant l’un par rapport à l’autre : le système sympathique et le système parasympathique. En situation de stress permanent, le système sympathique s’épuise et le système parasympathique connaît un surcroît d’activité, le dérèglement de cette balance épuisant l’organisme.

Tout le monde ne réagit pas de la même façon face au stress. Les modifications chimiques sur le plan physiologique sont les mêmes, mais nous ne ressentons pas les mêmes sensations : excitation ou euphorie pour certains, malaise pour d’autres. L’organisme peut réagir de façon diverse et variée, en fonction de l’individu : visage pâle, sueurs, tremblements, afflux de sang au visage, spasmophilie, bronchite chronique, problèmes digestifs, asthme, problèmes génito-urinaires…, les manifestations du stress sont multiples et peuvent parfois passer inaperçues.

Hans Selye, physicien et endocrinologue d’origine autrichienne, a mené pendant toute sa carrière des travaux sur le stress et a ainsi pu mettre en évidence les différentes phases d’adaptation de l’organisme face au stress :

  • La phase d’alarme : réponse au stress par le combat ou la fuite. La température du corps baisse, le tonus musculaire augmente, le cœur s’accélère. C’est là qu’intervient la fameuse décharge d’adrénaline.
  • La phase de résistance : l’organisme va résister à la répétition du stress. C’est la réaction inverse à la phase d’alarme (augmentation du
    volume de la sécrétion corticosurrénale et augmentation de l’activité).
  • La phase d’épuisement : existe en cas de stress chronique. L’individu vit alors un stress pathogène qui va influer sur son état de santé. Il existe 2 stress : le bon « eustress » et le mauvais « détresse ». Le bon accroît les aptitudes physiques et intellectuelles, le mauvais entraîne un affaiblissement de l’organisme.

L’environnement facteur de stress N’importe quel événement de notre vie peut être facteur de stress : deuil, divorce, maladie, accident, mais également des évènements heureux : mariage, naissance…

Notre environnement quotidien, le modernisme, la pression sociale, la
compétitivité au travail, l’environnement sonore et intellectuel, bref, la vie quotidienne peut être source de stress chez un individu.

Le stress peut être physique, psychologique, résulter de stimulations
extérieures sonores, chimiques, électriques, survenir après une surconsommation de drogue ou d’alcool. Les changements brusques du climat jouent un rôle sur le stress, ainsi que le surmenage ou des causes somatiques.

Le domaine où le stress est de plus en plus ressenti actuellement est le monde du travail. La course à la productivité, à la rentabilité, la compétitivité entre individus est stimulante pour certains, mais très stressante pour d’autres, qui ont du mal à s’adapter et à relever « le défi ». La pression économique est forte, on a peur du licenciement, du chômage. Certaines hiérarchies n’hésitent pas à utiliser la pression sur leurs collaborateurs, ce qui entraîne la concurrence entre les individus, où les plus faibles, mais pas forcément les plus mauvais, sont laissés pour compte au profit des plus combatifs, pas forcément les plus compétents.

Un nouveau stress est apparu, conduisant parfois à des gestes extrêmes : le harcèlement moral. Pour diminuer le stress au travail, il convient donc d’améliorer les conditions de travail et l’environnement quotidien des travailleurs.

Le stress dans tous ses états

Le stress semble être à l’origine de bien des troubles de santé, des plus bénins aux maladies les plus graves. Par exemple, les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires, les maladies digestives, les maladies de peau.

Toute manifestation chronique de stress va entraîner une réaction physiologique de l’organisme qui, à force de répétitivité, peut aboutir à la mort.

Plusieurs chercheurs se sont attachés à vérifier les liens existant entre le système immunitaire et le système nerveux. Ils ont ainsi pu établir des relations entre le développement d’un cancer ou du sida et le stress. Le stress a également une influence sur l’obésité chez certains individus, la prise de poids étant souvent associée à l’anxiété et à la dépression.

Guérir le stress

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Avant de devoir consulter, la personne atteinte de stress va essayer de « s’auto-soigner » : alcool, tabac, café, anxiolytiques, drogues, alimentation. La sensation de bien-être immédiat qui résulte de cette « automédication » n’a qu’un effet limité et va souvent amener le patient à des problèmes de santé plus graves. Il a alors besoin d’une aide extérieure pour réussir à aller mieux.

Il a le choix entre plusieurs méthodes, traditionnelles ou plus individualisées. Les traitements médicaux à base de psychotropes sont une solution –non sans inconvénients- , de même que l’homéopathie, l’ostéopathie ou la médecine chinoise. La personne souffrant de stress peut également entamer une thérapie pour apprendre à mieux gérer ses phases de stress :Thérapie cognitive et comportementale, ou hypnose, cohérence cardiaque… La relaxation et la méditation sont parfois d’un grand secours : relaxation, sophrologie, training autogène de Schultz, méditation, auto hypnose autant de méthodes, à choisir en fonction de l’individu et de sa réceptivité. Les pratiques orientales et le yoga connaissent un grand succès, surtout par les valeurs qu’elles véhiculent : sérénité et harmonie, à l’opposé des valeurs prônées par l’Occident de nos jours : vitesse, défi, progrès.